L'histoire du country

Le country a souvent été perçu comme de la chanson « quétaine » et non approfondie. Mais d’où vient vraiment le country et pourquoi existe t’il encore s’il est si méprisé ?

Provenant des folklores irlandais et anglais, la musique Country est née dans la région montagneuse des Appalaches au cours du 18ème siècle. Elle est aujourd’hui l’une des formes de musique les plus populaires au monde. Rythmique ou traînante, sentimentale ou émouvante, elle est un témoignage des problèmes de la vie quotidienne.

La Musique Country fût introduite auprès des auditoires canadiens par la radio des États-Unis.  Les émissions de George Wade et His Cornhuskers à la station CFRB, Toronto, en 1928, et de Don Messer à CFOB, Saint-Jean, N.-B., en 1929, marquèrent bientôt les débuts de la Musique Country à la radio canadienne. Les violoneux américains Eck Robertson et Henry Gilliand sont cités comme les premiers interprètes Hillbilly des États-Unis à avoir enregistré en vue d’une diffusion commerciale (Victor, 1922). Cependant, des instrumentistes traditionnels canadiens français enregistrèrent dès 1918, tel le violoneux « J. B. Roy » chez Victor. La country a souvent été décriée par certains critiques comme étant la musique préférée de « l'Amérique conservatrice et blanche », mais a pourtant été influencée par deux chanteurs de country noirs : Ray Charles et Charley Pride.

En 1932, « Wilf Carter » adopta le nouveau style commercial et « A. Hugh Joseph » en fit l’enregistrement chez Canadian Victor.  Sa chanson « My Swiss Moonlight Lullabye » fut un succès national, le premier au Canada gravé par un Canadien.  Sa popularité incita Victor à enregistrer d’autres Canadiens, notamment « George Wade » (1933), « Hank Snow » (1936) et « Hank Larivière » (1941). Toutefois, le succès des disques canadiens demeura limité à cause de la nature restreinte et mal définie du marché au pays.  Ainsi, durant de nombreuses années, la présentation individuelle de spectacles et le travail à la radio demeurèrent les principales activités des interprètes canadiens de Musique Country, notamment les groupes populaires au niveau régional tels que les « Gully Jumpers, Charlie Hannigan and His Montaineers, Billy Hole and the Livewires à Toronto, Bert Anstice », qui se firent entendre sur les ondes de la CCR à Montréal, et les « Red River Mates d’Andy DeJarlis » à Winnipeg.  Les « Cornhuskers » furent probablement le premier groupe country à faire des tournées à l’échelle nationale, des Maritimes aux Prairies, durant les années 1930.

 Au Québec cette popularité pour la Musique Country fut marquée par les premiers enregistrements, au milieu des années 1940, de « Paul Brunelle » et de « Willie Lamothe ».  Elle était inspirée des styles des États-Unis plutôt que de la musique traditionnelle canadienne française et comportant un répertoire de chansons originales et de traductions de succès Américains.  Les premières chansons de « La Bolduc » et du « soldat Roland Lebrun » montraient une certaine ressemblance avec le country au niveau du sentiment exprimé et des thèmes abordés.  Comme les Américains moyens, les Québécois, en majorité cultivateurs, habitant la campagne, près de la terre, éprouvaient les mêmes sentiments devant la vie, l’existence et le monde. Le western leur apparut comme une suite logique.  D’ailleurs, les « chansons de cow-boy » possédaient les saveurs folkloriques, adaptées à un climat moderne.  D’autres pionniers de la Musique Country au Québec dans les années 1940 et 1950 furent « Bobby Hachey, Marcel Martel, Paul Ménard, Roger Miron, Ti-Blanc Richard et Oscar Thiffault ».  Plus tard, « Lévis Bouliane, André Breton, Denis Champoux, Julie et Paul Daraîche, Armand Desrochers, Elaine, Régis Gagné, Georges Hamel, André Hébert, Marie King, Carole Laure, Renée Martel, Patrick Norman, Claude Patry, Larry Robichaud, Gildor Roy et Rock Voisine » s’ajoutèrent au nombre des vedettes country.  Le succès du « Festival Western de Saint-Tite », établi près de Shawinigan en 1968, témoigne de la grande vogue de cette musique au Québec.     

Les styles vocaux du country canadien diffèrent également de ceux des États-Unis dans la mesure où ils utilisent des accents régionaux.  Les chanteurs canadiens ont généralement une voix plus grave et moins nasillarde que leurs collègues des États-Unis, avec une prononciation plus nette, moins nonchalante et escamotée.

Ses formes sont multiples et riches de la confrontation avec d’autres musiques. On peut distinguer :

 

  - le Blue grass (musique traditionnelle populaire du Kentucky)

  - le Western Swing (musique folklorique)

  - la Old Time Music (musique folklorique irlandaise)

  - le Cajun (musique populaire française de Louisiane)

  - le rockabilly (influence de la musique populaire rythmée "rock")

  - le Honky Tonk (influence très grande de la musique Rock’n Roll)

  - le Country & western (c’est la "new country" musique actuelle)

Connectez-vous!

Entrez votre courriel et mot de passe et débutez vos achats.

vous n'êtes pas inscrit?
Cliquez ici

Les réseaux sociaux

Suivez Culture Country sur les réseaux sociaux suivants

Derniers vidéos

Les Stars du Country vol.2
A - Artistes Variés
Autour du feu
Albert Babin
Round and Round
Steve Surprenant
Un jour à la fois
Julie Farcy
Country
Renée Martel

Prochains événements